marie-hélène le ny

  Infinités plurielles

 photographiste







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J'ai fait une thèse dans le domaine de l'automatisme qui avait pour objectif de détecter des erreurs de commande humaine et les inhiber pour le système. On retrouve les systèmes automatisés un peu partout : dans les industries, le transport, la production d’énergie, le domaine médical… Dans mon laboratoire, nous travaillons avec des entreprises qui sont venues solliciter nos connaissances pour avancer ensemble sur leur problématique et ainsi proposer des méthodes qu’ils n’ont pas l’habitude d’utiliser. Dans ma recherche ou dans mes enseignements, j’essaie de toujours montrer à mes étudiants filles ou garçons que c’est un domaine intéressant et accessible. En parallèle de mon travail, j'aime faire des interventions en écoles primaires pour présenter l’automatisme aux enfants autour d’un robot et changer les idées préconçues. Les enfants sont force de propositions assez époustouflantes et c’est magique de partager ces moments avec eux.

 

L’objectif de départ de l’automatisme était de remplacer l’humain dans les taches pénibles, fatigantes et/ou dangereuses, par des systèmes automatisés. L’automatisation de plus en plus grande des systèmes a montré qu’il n’était pas toujours possible d’enlever l’humain de la boucle. Par exemple lors de prise de décisions délicates, il n’est pas toujours possible d’automatiser complétement le choix, en effet, c’est l’humain avec sa vue globale de l’installation, son expertise, son savoir-faire et sa capacité d’adaptation à l’imprévu, qui est capable de faire le bon choix. L’objectif actuel de l’automatisme est de combiner, au mieux, l’expertise humaine et les capacité de l’automatisme dans le domaine de la commande, de la sécurité… Dès la conception du système automatisé, les trois composantes doivent être pensées en synergie : la machine,
la commande et l'humain… »

Pascale Marangé
Enseignante chercheure - Centre de Recherche en Automatique de Nancy


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