marie-hélène le ny

  Infinités plurielles

 photographiste







«
La magie et l'émerveillement de voir le premier pas de l'homme sur la lune en 1969 ont sans doute encore résonné en moi quand j'ai postulé comme candidate astronaute ! Je suis médecin rhumatologue et j'ai eu la chance d'être sélectionnée pour prendre en charge la réalisation de programmes scientifiques à bord des stations spatiales. Lors de ma première mission spatiale, j'avais une fonction de cosmonaute scientifique expérimentateur dans un laboratoire en microgravité. Pour la seconde, après quelques entraînements successifs à la Cité des étoiles près de Moscou, j'ai obtenu la qualification pour être ingénieure du vaisseau spatial Soyouz, et ingénieure de la station spatiale internationale - avec la capacité à agir sur les systèmes d'ingénierie des stations spatiales. Le long entraînement est à
la fois physique, pratique et théorique - beaucoup de tableau noir et de théorie à apprendre, en langue russe - j'ai passé dix années de ma vie en Russie.

 

En l'an 2000, la station spatiale internationale a vu démarrer son programme de construction. Elle est aujourd'hui en orbite autour de la terre à 400 km d'altitude. La station est habitée en permanence par des équipages de six personnes qui ont des missions de six mois. Aujourd'hui, le moyen d'accès à la station spatiale internationale est exclusivement le vaisseau Soyouz, au sommet de la fusée Soyouz. La fusée Ariane-5 permet cependant d'embarquer un cargo qui apporte l’approvisionnement à la station spatiale. Alors que nous fêtons le 50e
anniversaire du vol de Valentina Tereshkova, les femmes ont encore peu franchi le pas de ces métiers, mais elles sont tout de même 10% de l'effectif. Pourtant, j'ai vraiment senti ce que ma différence de femme pouvait apporter comme valeur ajoutée dans la façon de résoudre des problèmes compliqués dans un simulateur, ou de proposer des solutions très complexes. »

Claudie Haigneré
Présidente d'Universcience


précédente


 suivante


 Sortie